Déclenchement - 1er round !

Publié le par Emilie

Il y a un an, 37sa+2.

Il y a un an, nous étions un lundi et nous savions depuis le vendredi précédent que la naissance de notre petite puce était arrêtée au 18 décembre. A moins qu'elle ne se décide à venir seule, il en était ainsi.
J'avais donc passée 6 jours à la clinique en surveillance, au rythme de 2 monitos par jour jusqu'alors. Tous les tracés se révélaient bons. Et aucun travail en vue. Donc, il fallait réellement déclencher. Les glycémies n'étaient pas mauvaises. Mes besoins stagnaient, voire commençaient à réduire, signe que le placenta vieillissait. Même si je n'en étais pas arrivée à la phase du "j'en ai marre d'être une baleine et je veux que ça se termine", bien connu des futures mamans à la fin du 3ème trimestre, il était malgré tout temps que petite belette naisse, ce pour son bien.
Je me préparais donc, en ce lundi 17 décembre, à l'idée que demain serait LE grand jour, avec une sacrée trouille au ventre ! Et oui, il s'agissait d'accoucher tout de même... Je m'imaginais une nuit à venir pour le moins saccadée, ponctuée d'envies et d'angoisses....
Mais tout ceci était sans compter le fait que le déclenchement allait débuter ce lundi soir là (j'avais vraisemblablement raté un train d'explication de gygy quant à la procédure établie !) !
En effet, une jeune sage femme débarqua dans ma chambre vers 20h00, pour m'expliquer qu'elle m'emmenait en salle de travail, pour pose de gel et monito pendant une bonne partie de la soirée. Il s'agissait de faire maturer mon col qui n'était pas prêt, afin d'envisager un travail sous de meilleurs auspices. Cette sage femme, intérimaire m'expliqua-t-elle, était vraiment adorable et rassurante. C'est elle qui se chargerait de moi durant toute la nuit.
Je la suivais donc, un peu destabilisée, avec mon téléphone et un bouquin histoire de m'occuper car, selon elle, ça pouvait être plus ou moins long... Je découvrais donc la salle d'accouchement que j'allais occuper bon nombre d'heure à venir ! Elle était spacieuse, avec plein de matériel médical, un gigantesque lit de travail, de quoi accueillir bébé... Elle m'a semblée surtout froide et impressionnante. Je regrette de ne pas avoir demandé auparavant d'en visiter une (ce n'était pas faute d'être sur place, en plus) histoire de ne pas avoir d'effet de surprise. Mais bon, l'avantage est que ça marque et que je m'en souviens comme si c'était hier !
La sage femme m'installa sur le lit, de sorte à ce que je sois à l'aise, et quelle ne fut pas ma surprise de voir Doc arriver ! Et oui, il voulait en personne s'occuper de moi donc avait pris son vélo (c'est un sportif, Doc ;)) et était revenu à la clinique pour la pose du gel. Toute la manip fut indolore, et j'étais rassurée. J'aurais presque laissé échapper un "cool, même pas mal, trop facile d'accoucher" mais j'ai tenu ma langue ! Et ce n'était pas plus mal...
Ceci étant, Doc retournait dans ses pénates, et la gentille sage femme me brancha sous monito pour voir si bébé ne vivait pas mal la maturation du col. Nous étions parties pour une bonne heure de tracé. Tout allait bien et je pus regagner ma chambre pour y passer la nuit et, surtout, rappeler le futur papa qui s'inquiétait de ne pouvoir me joindre...

J'avais les consignes : à jeun à partir de minuit et, en cas d'hypo, on allait me poser la perf de glucose afin de tenir le cap (ce qui fit le cas puisque ma glycémie chuta dans la nuit).

La nuit s'annonçait longue. Les contractions étaient présentes. Pas forcément très douloureuses mais bel et bien là ! Donc, pas facile de dormir avec tout ça en plus... J'en profitais donc pour imaginer ma fille. Et m'interroger sur son prénom : il n'y en avait plus que 2 en lices. Mais toujours 2... Seule certitude : dans les 24h qui allaient suivre, j'allais être une "maman"...

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Nelly 22/12/2008 21:58

Et alors et alors la suite viiiite !!!
Tu nous laisse sur notre fin là :p
Même si l'on connait tous la merveilleuse fin de l'histoire (et son prénom aussi ^^)