Fausse(s) alerte(s)...

Publié le par Emilie

Il y a un an, 36 sa+3.

Il y a un an, nous nous rendions à la clinique pour un triple rendez vous, vraisemblablement le dernier.
Tout d'abord, entrevue avec l'anesthésiste ! Et oui, déclenchement oblige, la péridurale était en perspective. Même si ce n'était pas une obligation absolue, elle était fortement conseillée. Et fortement voulue de ma part, vu mon côté "douillette" !.... L'anesthésiste fut assez sympa. Nous avons bien discuté. L'appréhension de la mise en place de la péridurale m'amenait à lui demander la différence entre cette dernière et la rachi anesthésie. Il était assez étonné de voir que je maitrisais pas mal le sujet, ainsi que la gestion de ma maladie. En bref, la conclusion de l'entrevue fut que la pose de la péri ne poserait pas de problème et que rien ne s'opposait à ce que j'en bénéficie le jour J. Ouf...
Nous passions alors à la 2nde partie du rendez vous : le monito. Comme lors de chacune de nos dernières venues à la clinique, nous passions par cette case là avant de regagner le cabinet de Doc pour la consultation. Une fois n'était pas coutume : bébé avait la pêche et son petit coeur se portait à merveille. C'était de toute évidence un réel soulagement compte tenu des difficultés rencontrées les jours précédents. En effet, les hypoglycémies commençaient à faire leur apparition. Le placenta arrivait à un stade où il commençait à fatiguer. L'insulinorésistance stagnait, pour ne pas dire s'amenuisait. La surveillance de bébé devenait alors cruciale, ce pour éviter toute souffrance foetale. C'est notamment la raison pour laquelle la secrétaire du gynéco m'avait gentiment conseillé, en me téléphonant deux jours auparavant, d'emmener ma valise et celle de mini-nous ce jour là. Il y avait de grandes chances que je prenne possession de mes appartements après avoir vu Doc en consultation...
Et effectivement, la consultation déboucha sur un "Bon, je vous garde" !!!..... Mais rapidement remis en cause par un "Comment ça? Il n'y a plus de chambre de libre???" lancé à la secrétaire ! Et oui, comment repartir avec ses valises sous le bras... A croire qu'il y avait eu une pleine lune quelques jours auparavant. Qu'à cela ne tienne, Doc me réserva une suite (au moins tout ça...) pour le lendemain. Et cette fois ci, hors de question que je rebrousse chemin.
Nous reprenions donc le chemin de la maison, partagés entre la frustration (là, on contrecarrait nos plans) et la joie (de ne pas rester seule dans ma petite chambre d'hosto...).
Pour gagner du temps, Christophe me déposa chez mes parents pour pouvoir regagner le boulot plus vite, à charge pour ma mère de me ramener chez moi un peu plus tard. Mais n'ayant pas mes clefs sur moi (bien, oui, je n'étais pas censée revenir !!!), je passais la soirée chez mes parents, attendant que mon homme revienne me chercher après le foot. Cette fin de journée fut assez longue et riche en émotion : et oui, une fausse alerte pouvant en cacher une autre, les contractions pointaient gentiment le bout de leur nez, de façon assez régulière et soutenue... Je commençais à croire que bébé pouvait avoir décidé de venir seul.....pour mon plus grand bonheur... Mais je savais aussi que pour un 1er, les choses pouvaient durer alors tant que la situation n'était pas critique, rien ne servait de s'affoler et mieux valait patienter... Ce que je fis. D'abord quelques courses pour s'occuper l'esprit, puis un petit diner en famille en tirant des plans sur la comète, à savoir quelle serait la fameuse date !
Ma moitié vint me récupérer pour aller passer notre toute dernière nuit à deux.
Les contractions étaient toujours présentes. La nuit promettait d'être longue... Je me couchais en me disant qu'il était possible que nous n'attendions pas la fin de celle ci pour retourner à la clinque...


En attendant, tout était prêt, bébé pouvait venir !
Et moi, j'étais....ronde :)
Et j'en profitais car ça n'allait plus durer...

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