Beau bébé ou........macrosome ?...

Publié le par Emilie

Il y a un an, 31 sa.

Il y a un an, nous retournions une fois de plus chez mon ami le gynéco. A cette période, mon bidon commençait à peser son poids. Il faut dire que j'entrais gentiment dans l'ère du 3ème trimestre, ce qui n'est pas rien au fond... La fin approchait doucement et les problèmes liés au DID se modifiaient. En effet, s'ils se traduisaient en terme de risques de fausse couche, ou de malformations dans un premier temps, j'arrivais à un stade où le foetus était plutôt surveillé - entre autres - pour son poids et la vitesse de son évolution. En effet, le déséquilibre glycémique peut engendrer sur la fin d'une grossesse une prise importante de poids pour le bébé, ce qui se traduit par le terme de "macrosomie" pouvant donner lieu à des souffrances foetales, voire à une fin tragique dans le pire des cas.
La pression était donc toujours présente d'autant que mes besoins en insuline variaient beaucoup.
Cette consultation était très attendue car elle allait nous rassurer sur la santé de notre crevette après ce sacré épisode de kt démis. Même si les docs avaient été rassurants sur le peu de répercussion que cela avait du avoir, je voulais le voir par moi même (ce, même si mon oeil profane ne m'en dirait pas plus que ça, finalement...). Doc allait aussi nous rassurer sur les conséquences de l'hypotension sur le foetus, mal auquel j'étais sujette depuis quelques jours....."Mieux vaut de l'hypotension que de l'hyper ! Au moins, bébé n'en souffre pas !!!" Ouf... Au moins un point positif !
A l'image, notre belette se portait bien ! Trop bien d'ailleurs. Si à 26 sa, elle était évaluée au 75è percentile, mademoiselle était passée au 95è !!! Le doc commença à lire l'inquiètude sur nos visages. Il essaya de relativiser au maximum : mes glycémies n'étaient pas catastrophiques, bien au contraire selon lui, j'avais les bonnes réactions en cas de problème... Il nous fit remarquer que, d'un part, bébé était toujours dans les courbes. Dans le haut - haut, mais DEDANS ! D'autre part, beaucoup de femmes non DID font de très beaux bébés aussi ! Alors, "on redouble de vigilence, on surveille, mais on relativise et on NE PANIQUE PAS !" Okay, on ne panique pas, on ne panique pas....
Mesures étaient donc prises pour surveiller au mieux. J'étais chargée d'optimiser au mieux l'équilibre en collaboration avec le diabéto (comme d'hab, quoi !... ) tandis qu'on intensifiait les monitos à domicile ainsi que la fréquence des rdv gynéco : la sage femme était donc conviée 2 fois par semaine pour écouter bébé et les entrevues avec gygy allaient se dérouler dorénavant tous les 15 jours !
Nous étions surtout prévenus qu'en cas de souci ou de doute, plus les jours avançaient, plus la question du déclenchement allait se poser. L'idéal était d'attendre les 37 sa, le plus sage était de réagir à la moindre alerte.
Tout commençait donc à se précipiter, à devenir palpable... Même si notre petite était très "présente" déjà dans nos vies, tout ceci prenait rapidement une dimension différente : elle serait bientôt parmi nous... Et peut-être plus vite que prévu...

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