1.436

Publié le par Emilie

Il y a un an, nous étions sûrs, preuve par la prise de sang...

Après cette journée très spéciale, s'ensuivit un lundi. Un lundi où l'on rembauche. Où l'on est sensé rembaucher. Mais comme tout ceci arrivait un peu vite et que notre confiance en Monsieur Clearblue était somme toute limitée, j'ai dès la 1ère heure pris rendez vous chez mon médecin traitant, dans l'espoir de me voir prescrire une prise de sang. Ne pouvant me recevoir qu'à 9h45, il a donc fallu appeler mon responsable pour lui dire que je ne pourrai pas venir travailler. "Pourquoi ? - Heu, parce que j'ai mal au ventre....". Ce n'était pas complètement faux en même temps...
J'en profitais donc pour dégager des rendez vous rapides avec le gynécologue et le diabétologue. Grossesse pathologique oblige, il était préférable de les rencontrer rapidement. A la fois pour se rassurer sur ce qui se passait et sur le "comment" ça se déroulait, mais aussi pour trouver des solutions rapides afin d'équilibrer au mieux cette satanée HB (qui était de 7.4% au dernier contrôle).
Le gynécologue pouvait nous recevoir le 2 mai, soit le surlendemain; le diabéto n'étant disponible que le 9, soit une semaine plus tard...
En attendant, nous nous sommes donc rendus chez le généraliste. Quand la doc nous a vu débarquer à deux, elle s'est rapidement doutée... Elle m'a prescrite ladite prise de sang pour confirmer, et m'a arrêtée jusqu'au 2 mai inclus, pour pouvoir me rendre sereinement chez le gynécologue.
Nous avons ensuite filé au laboratoire pour faire l'examen au plus tôt. La doc nous avait dit qu'elle nous appellerait aussitôt les résultats reçus, ces derniers lui étant mailés dès qu'ils sont prêts. Ceci ne nous dispensait pas d'aller les chercher à 18h mais nous serions donc plus vite rassurés.
L'après midi nous a semblé d'une longueur interminable. Les heures passaient et le téléphone ne sonnait.....pas ! Heureusement, Christophe faisait le pont. Je n'étais donc pas seule à tourner comme un lion en cage. 18h pointait le bout de son nez. Nous étions donc de retour au laboratoire. Les résultats étaient prêts : la dame de l'accueil les regarda, les mît sous pli après deux allers/retours suspects dans son back office et me remit l'enveloppe avec un sourire compatissant. Soit.
Je suis donc retournée dans la voiture où ma moitié m'attendait, pour voir ensemble.
Il n'y avait pas un simple "enceinte" ou "pas enceinte" mais un malheureux chiffre : 1.436
Avec une fourchette de norme : en dessous de 5 = hors grossesse ; entre 5 et 25 = à confirmer ; au-delà de 25 = grossesse.
Ok. Mais que voulait dire le point ? Une virgule ? Un millier ??? Parce que, au fond, ça changeait tout. Peut être était ce la raison qui faisait que le doc ne nous avait pas contactés ?... Le stress et la déception commençaient à nous gagner. Nous sommes donc retournés au cabinet médical pour y trouver des réponses, ou tout du moins une explication. Après avoir attendu quasiment une demi heure dans le couloir, nous étions enfin rassurés : il  s'agissait d'un millier ! Ouf. Nous étions rassurés, soulagés. Et la doc, elle, rigolait de bon coeur et se moquait gentiment de Christophe : "mais oui, il est soulagé le papa !!!" !
Nous avions passé le jour précédent à nous dire que nous ne l'annoncerions qu'une fois les risques de fausse couche écartés. Mais au final, nous étions tellement heureux que nous décidions de le dire immédiatement à nos parents, uniquement. Avec la consigne de tenir sa langue...
Maintenant, il fallait attendre les rendez vous à venir. Pour patienter, je commençais à essayer le plus possible à faire attention à mes glycémies, à les lisser au maximum. Je n'étais plus seule, c'était sûr. Je me devais donc d'être plus que vigilante. Pour mon enfant...

Mon enfant, ma toute petite qui est, pour changer, en train de dormir à cet instant (comme à chaque fois que je blogue). Elle nous a bien fait rire ce soir car elle commence à tenir son biberon toute seule ! Bon, c'est ni très solide, ni complètement voulu, mais c'était vraiment très rigolo. C'est réellement un amour....
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