Jeudi 18 décembre 2008 4 18 12 2008 14:30

Il y a un an, 37sa+3 !

Il y a un an, je n'avais quasiment pas dormi de la nuit. Entre les contractions et le stress, autant dire que trouver le sommeil ne fut pas chose aisée... J'osais seulement espérer que le travail se faisait comme il se devait.
Au petit matin, vers 6h, la jeune sage-femme intérimaire revenait effectuer la pose de gel afin de tenter d'accélérer les choses, la 1ère étape n'ayant pas été très probante : la maturation du col s'était faite mais pas comme espérée... Les choses s'annonçaient...........longues !
Ce n'était en même temps pas une grande surprise, nous nous y attendions quelque peu. D'où, d'ailleurs, nos petits plans établis les jours précédents, à savoir, le futur papa irait travailler et je le préviendrais une fois que les choses s'accélèreraient... C'est beau ce qu'on peut penser et établir quand on ne sait pas, quand on est finalement ignorant... En effet, la pose de ce gel fut pour le moins douloureuse et provoqua des contractions rapidement intenses, je n'ai pu résister de convier immédiatement le papa ! Après tout, nous l'avions conçue à deux, nous devions vivre à deux cette situation ! Non, mais !.... J'avais mal....
J'abandonnais ma propre pompe à insuline pour adopter le protocole de la clinique et donc la pompe "pousse-seringue" à base d'Actrapid (j'aurais préféré rester sous Humalog mais ce fut non négociable...). La moitié du travail était déjà fait puisque, hypo nocturne oblige, j'avais déjà été branchée pour les apports en glucose.
La jeune sage-femme nous présentait celle qui allait prendre sa suite, car son tour de garde était terminé... Dommage, mais pas vraiment le choix...
Nous patientions dans la chambre, laissant le travail se faire.
Vers 9h, réexamen par Doc, les choses avançaient plutôt pas mal, ce qui était rassurant ! Les contractions étant assez rapprochées et utiles, il était temps de passer en salle de travail pour pose de la péridurale, pose de l'ocytocine, surveillance accrue de bébé avec tout ça, et..........plus si affinités !!!...
Nous prenions donc quelques affaires, tout en sachant, d'une que je ne reviendrais pas sans avoir accouché, de deux, que Christophe était là et pouvait aller et venir si besoin, donc, aucun besoin de se surcharger...
Je regagnais donc la même salle de travail abandonnée la veille au soir. Elle m'était réservée et n'avait pas été prise d'assaut par un autre heureux évènement durant la nuit. Je revenais donc en terrain connu !
Je m'installais tranquillement, attendant la venue de l'anesthésiste qui ne tarda pas. La péridurale fut posée assez rapidement. Pour preuve, avec un an de recul, je n'ai pas le souvenir de douleurs absolument insupportables. Christophe fut prié de sortir et moi, de faire le dos rond et surtout, de prévenir en cas de contraction. J'avoue avoir franchement stressé à ce moment là ! Une bonne contraction me donna quelques instants de répit. Mais une fois passée, il fallut passer à l'action. Je fus agréablement surprise de réaliser que ce n'était pas si douloureux, finalement (contredisant alors mes souvenirs de rachi anesthésie lors de chirurgie ortho). La sage femme resta proche de moi, me tenant les mains durant la pose, essayant de me rassurer. J'étais soulagée une fois tout ceci passé. L'anesthésiste me prodiguait les consignes pour ne pas malmener le cathéter puis m'abandonnait en signifiant à la sage femme qu'il restait à disposition en cas de besoin.

Je me rallongeais donc sur ce grand lit, que dis-je, cette table d'accouchement ! La sage femme brancha le monito pour surveiller la belette. En effet, la péri étant posée, il fallait ensuite tenter d'accélérer les choses en me perfusant l'ocytocine. Tout ceci pouvant être néfaste pour le foetus, il s'agissait donc de surveiller scrupuleusement et surtout de prévenir toute souffrance foetale éventuelle.
Nous étions donc partis pour une longue succession d'examens, de dextro.
L'équipe médical m'a, à mon grand regret, laissée en hyperglycémie durant tout le travail. Le but était d'éviter à tout prix une hypo fatiguante, ce qui pouvait sembler assez logique. Mais après 8 mois de surveillance accrue et de "normo glycémie", je crois que ce processus ne m'a pas aidé à me sentir bien. Je saurai pour la prochaine fois quelles seront mes requêtes à ce niveau là !
Décision fut prise en fin de matinée de rompre la poche des eaux, ce qui ne s'était fait naturellement. La sage femme, somme toute très gentille, était un peu moins douce que sa consoeur. Au même titre que les examens qu'elle avait jusque là pratiqués - et comme tous ceux qui allaient suivre d'ailleurs - la manip ne fut pas extrêmement agréable. La péri était donc d'autant plus appréciable...
Le travail continuait son petit bonhomme de chemin, le col s'ouvrait gentiment... Malgré deux épisodes où le monito montra un ralentissement du rythme cardiaque de bébé, la demoiselle semblait bien vivre l'aventure. Tout se passait pour le mieux même si je commençais franchement à fatiguer.
En début d'après midi, l'évolution commençait à stagner quelque peu. Nous envisagions de nouvelles positions pour aider la belette à descendre et donc à appuyer sur le col. Tout ceci commençait à me devenir pénible : en effet, la péri marchait bien mais plus en bas qu'en haut ! Autrement dit, je ressentais pleinement les contractions au niveau du haut du ventre. En revanche, mes jambes se trouvaient de plus en plus anesthésiées et cela me perturbait. Je n'arrivais plus à me mouvoir facilement, je fatiguais beaucoup et commençait à me demander si j'allais avoir assez de force et d'énergie pour donner naissance à mon bébé, dans la toute dernière ligne droite. J'en doutais ! J'en doutais de plus en plus et mon moral commençait à en pâtir.
Et le travail stagnait. Encore.
Doc venait régulièrement voir l'avancée des choses. C'était pour lui une journée de consultations. Entre deux rendez vous, il venait voir où nous en étions.
La sage femme, bien qu'adorable, n'était pas de la toute dernière génération. Sa façon d'examiner - que je qualifierais de plutôt dérangeante, avec la fatigue et le raz le bol aidant - finissait par m'achever !
Les larmes firent leur apparition...
Doc arrivait à ce moment même et compris que j'étais à bout. Après examen de sa part, et à la vue de la stagnation, deal fut convenu : il laissait encore 3/4 heure à bébé pour descendre un peu, histoire de voir si nous pouvions espérer une évolution. Si au bout dudit délai rien n'avait bougé d'un millimètre, alors nous filerions au bloc.
En effet, au delà du fait que la fatigue m'assaillait, bébé pouvait être en souffrance à force. Si encore, tous ces instants qui passaient étaient les signes d'un travail efficace, mais il n'en était rien ! 
Il était alors 16h. Le compte à rebours était donc lancé...
Même si depuis de longues années, j'avais dans l'idée qu'une grossesse DID se terminait quasiment toujours par une césarienne, j'avais néanmoins beaucoup espéré pouvoir accoucher naturellement....malgré une trouille bleue, hein ?!... Bien sûr... Mais l'annonce de Doc fut accueillie comme une délivrance ! Si les choses n'avançaient pas d'elles mêmes, tout irait beaucoup plus vite dans 3/4 d'heure...
Face à mes pleurs, le pauvre futur papa se sentait pour le moins impuissant dans toute cette histoire ! Mais heureusement qu'il était là ! Sa présence et son soutien étaient essentiels. Je n'aurais pas envisagé de vivre ça seule !
Les 3/4 d'heure passèrent plutôt rapidement, certainement parce que j'avais repris un peu d'espoir que tout ceci ne dureraient pas et que, quelque soit l'issue, il y aurait quelque chose de positif : soit le travail redevenait productif, soit j'allais être césarisée et donc rencontrer mon bébé !...
16h45 : Doc arriva et procéda à l'examen.... Le terminant par un "bon, et bien nous allons devoir descendre au bloc pour aller chercher ce bébé !".
Voilà, nous y étions, le travail n'avait pas avancé d'un iota et bébé semblait être haut placé. A priori, la belette n'avait aucune envie de venir sentir les températures fraiches de décembre... Afin qu'elle ne souffre pas et pour achever ma fatigue, la sage femme était sommée de me préparer pour que je sois conduite au bloc dès que possible. Doc partit de son côté pour s'apprêter lui aussi.
La mauvaise surprise qui nous a été annoncée est que je partais.....seule ! Sans Christophe ! Sans le futur papa, en somme !!! Nous qui voulions rencontrer notre bébé ensemble, surtout pour voir son petit minois et déterminer dans l'instant de sa naissance quel prénom serait le sien !!! Nos plans prenaient clairement l'eau ! Christophe ne voulait pas reporter ce choix là au moment où je serai de retour (passage en salle de réveil oblige, il s'agissait de quelques heures, nécessairement...).
Il fallait donc décider. Maintenant. Et vite, de préférence ! Nous avions quelques instants pour cela, tranfert sur lit roulant, rasage et autres réjouissances obligent...
Après de longues semaines de recherches et d'hésitations, deux prénoms arrivaient en lice : "Manon" et "Charlotte". Christophe avait un coup de coeur pour "Manon" alors que j'accrochais moins, le trouvant joli mais très/trop répandu les années précédentes. A côté de ça, je n'avais aucun coup de coeur particulier. Nous aimions beaucoup "Charlotte".
Dans la mesure où l'un de nous avait réellement flashé sur l'un des deux, je proposais à Christophe de suivre ce qu'il avait envie et de choisir "Manon". Il m'avoua que son coup de coeur d'était atténué et qu'au final, il ne savait plus trop... Nous profitions alors de la présence de la sage femme pour lui demander son avis ! Après tout, elle voyait des dizaines de bébés par semaine, avec les prénoms qui leurs étaient donnés. Elle confirma que "Manon" était répandu mais joli, et que "Charlotte" était tout de même bien sympathique et plus original. Elle termina "en nous laissant maîtres de notre décision" et nous abandonna afin de rester un peu tous les deux avant le grand départ...
Nous arrêtions donc notre choix... Et Doc venait me chercher... Christophe put m'accompagner jusqu'à l'entrée du service chirurgie. Ensuite, je me retrouvais donc avec l'équipe médicale. L'ambiance était détendue et le personnel très sympa. Doc plaisantait et me proposait de prénommer la belette "Philippine" (son prénom, version féminine...). Je remerciais tout en déclinant !
La dose d'anesthésiant accentuée, il était temps de passer aux choses sérieuses...
Je sentais que Doc commençait à me césariser. J'allais incessamment rencontrer mon bébé. Surtout, nous y étions. J'y étais arrivée. J'avais réussi. J'allais être maman. Malgré la maladie. Comme lorsqu'on arrive à toucher un rêve du bout des doigts... Je ressentais une sorte de grande excitation engendrée par ce qui allait se passer dans les instants à venir, mélangée à une énorme retombée de stress. Après 8 mois d'efforts soutenus, d'attention de tous les instants, de peurs et de pressions incessantes, j'arrivais au bout et dans quelques secondes, mon bébé serait là, ma fille respirerait d'elle même...
Tout ceci jusqu'à se sentir vide....avec un "Bonjour Mademoiselle" de Doc comme écho.....puis des pleurs !!! De merveilleux pleurs !...
Il était 17h26 ce mardi 18 décembre 2007 et Notre Charlotte venait de voir le jour.
Je l'entendais, ne la voyais pas encore, mais les larmes coulaient sur mes joues ! Des larmes de joie, d'émotion, d'amour, à n'en plus finir ! Transformée en fontaine... Transformée en Maman ! Quoiqu'il arrive et pour toujours...
La sage femme me présenta ma jolie crevette. Elle l'allongea sur le haut de mon buste, son petit visage juste à côté du mien. J'admirais ma merveille, son minois tout rond, ses petits yeux peinant à s'ouvrir avec toute cette luminosité et, en même temps, tentant de me regarder aussi... Nous nous rencontrions mais nous connaissions déjà si bien, depuis toujours....

Par Emilie - Publié dans : L'histoire de son histoire
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Mercredi 17 décembre 2008 3 17 12 2008 12:58
Il y a un an, 37sa+2.

Il y a un an, nous étions un lundi et nous savions depuis le vendredi précédent que la naissance de notre petite puce était arrêtée au 18 décembre. A moins qu'elle ne se décide à venir seule, il en était ainsi.
J'avais donc passée 6 jours à la clinique en surveillance, au rythme de 2 monitos par jour jusqu'alors. Tous les tracés se révélaient bons. Et aucun travail en vue. Donc, il fallait réellement déclencher. Les glycémies n'étaient pas mauvaises. Ms besoins stagnaient, voire commençaient à réduire, signe que le placenta vieillissait. Même si je n'en étais pas arrivée à la phase du "j'en ai marre d'être une baleine et je veux que ça se termine", bien connu des futures mamans à la fin du 3ème trimestre, il était malgré tout temps que petite belette naisse, ce pour son bien.
Je me préparais donc, en ce lundi 17 décembre, à l'idée que demain serait LE grand jour, avec une sacrée trouille au ventre ! Et oui, il s'agissait d'accoucher tout de même... Je m'imaginais une nuit à venir pour le moins saccadée, ponctuée d'envies et d'angoisses....
Mais tout ceci était sans compter le fait que le déclenchement allait débuter ce lundi soir là (j'avais vraisemblablement raté un train d'explication de gygy quant à la procédure établie !) !
En effet, une jeune sage femme débarqua dans ma chambre vers 20h00, pour m'expliquer qu'elle m'emmenait en salle de travail, pour pose de gel et monito pendant une bonne partie de la soirée. Il s'agissait de faire maturer mon col qui n'était pas prêt, afin d'envisager un travail sous de meilleurs auspices. Cette sage femme, intérimaire m'expliqua-t-elle, était vraiment adorable et rassurante. C'est elle qui se chargerait de moi durant toute la nuit.
Je la suivais donc, un peu destabilisée, avec mon téléphone et un bouquin histoire de m'occuper car, selon elle, ça pouvait être plus ou moins long... Je découvrais donc la salle d'accouchement que j'allais occuper bon nombre d'heure à venir ! Elle était spacieuse, avec plein de matériel médical, un gigantesque lit de travail, de quoi accueillir bébé... Elle m'a semblée surtout froide et impressionnante. Je regrette de ne pas avoir demandé auparavant d'en visiter une (ce n'était pas faute d'être sur place, en plus) histoire de ne pas avoir d'effet de surprise. Mais bon, l'avantage est que ça marque et que je m'en souviens comme si c'était hier !
La sage femme m'installa sur le lit, de sorte à ce que je sois à l'aise, et quelle ne fut pas ma surprise de voir Doc arriver ! Et oui, il voulait en personne s'occuper de moi donc avait pris son vélo (c'est un sportif, Doc ;)) et était revenu à la clinique pour la pose du gel. Toute la manip fut indolore, et j'étais rassurée. J'aurais presque laissé échapper un "cool, même pas mal, trop facile d'accoucher" mais j'ai tenu ma langue ! Et ce n'étais pas plus mal...
Ceci étant, Doc retournait dans ses pénates, et la gentille sage femme me brancha sous monito pour voir si bébé ne vivait pas mal la maturation du col. Nous étions parties pour une bonne heure de tracé. Tout allait bien et je pus regagner ma chambre pour y passer la nuit et, surtout, rappeler le futur papa qui s'inquiétait de ne pouvoir me joindre... J'avais les consignes : à jeun à partir de minuit et, en cas d'hypo, on allait me poser la perf de glucose afin de tenir le cap (ce qui fit le cas puisque ma glycémie chuta dans la nuit).

La nuit s'annonçait longue. Les contractions étaient présentes. Pas forcément très douloureuses mais bel et bien là ! Donc, pas facile de dormir avec tout ça en plus... J'en profitais donc pour imaginer ma fille. Et m'interroger sur son prénom : il n'y en avait plus que 2 en lices. Mais toujours 2... Seule certitude : dans les 24h qui allaient suivre, j'allais être une "maman"...
Par Emilie - Publié dans : L'histoire de son histoire
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Vendredi 12 décembre 2008 5 12 12 2008 21:18
Il y a un an,  36sa+4.

Il y a un, je constatais une fausse alerte... En effet, les contractions de la nuit précédente (notre dernière nuit à deux à la maison) n'avaient donné lieu.........qu'à un peu d'espoir ! Mais elles s'étaient tranquillement apaisées vers 3 ou 4 heures du matin.
Nous étions donc le 12 décembre, les valises étaient prêtes. Ma mère venait me chercher pour m'emmener à la clinique, où ma chambre soigneusement réservée par Doc m'attendait. J'étais conviée pour 10h (j'avais bataillé pour repousser au maximum car, à les écouter, il aurait fallu m'y présenter dès 8h !!!!), histoire de faire un monito en arrivant ainsi que toutes les démarches administratives relatives à l'hospitalisation, sans oublier la télé et le téléphone......éléments très importants quand on se prépare à passer plusieurs journées hospitalisée avec pour seule occupation médicale, 2 monitos par jour et éventuellement une prise de tension. Et oui, les jours qui allaient suivre allaient être un peu longs, mais j'avais été prévenue dès le départ donc j'acceptais la règle du jeu. Après tout, il en allait du bien être de bébé. Le plus dur au fond, était de ne pas savoir à quel moment le déclenchement prévu allait se faire. Doc nous avait seulement dit que, selon lui, l'idéal était d'arriver aux 37 sa (soit le samedi suivant) mais que, quoiqu'il arrivait, bébé était viable et il n'hésiterait donc pas à accélérer les choses en cas de problème ou même de doute. Après tout, il ne fallait prendre aucun risque. Cela étant, si tout se déroulait bien, aucune raison de ne pas attendre quelques jours...
Je me préparais donc à prendre mon mal en patience. Pour ce faire, j'avais une mission des plus importantes à accomplir : trouver LE prénom !!! Et oui, nous n'avions encore rien arrêté et si ça continuait, notre belette ne se serait pas appelée...

Aujourd'hui, Petite Belette approche gentiment sa 1ère bougie !!! Mademoiselle ne marche pas encore mais se tente à faire la pirouette ! Elle fera certainement l'école du cirque... Un vrai petit clown ! Pour le plus grand ravissement de ses parents...

Par Emilie - Publié dans : L'histoire de son histoire
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Jeudi 11 décembre 2008 4 11 12 2008 20:25
Il y a un an, 36 sa+3.

Il y a un an, nous nous rendions à la clinique pour un triple rendez vous, vraisemblablement le dernier.
Tout d'abord, entrevue avec l'anesthésiste ! Et oui, déclenchement oblige, la péridurale était en perspective. Même si ce n'était pas une obligation absolue, elle était fortement conseillée. Et fortement voulue de ma part, vu mon côté "douillette" !.... L'anesthésiste fut assez sympa. Nous avons bien discuté. L'appréhension de la mise en place de la péridurale m'amenait à lui demander la différence entre cette dernière et la rachi anesthésie. Il était assez étonné de voir que je maitrisais pas mal le sujet, ainsi que la gestion de ma maladie. En bref, la conclusion de l'entrevue fut que la pose de la péri ne poserait pas de problème et que rien ne s'opposait à ce que j'en bénéficie le jour J. Ouf...
Nous passions alors à la 2nde partie du rendez vous : le monito. Comme lors de chacune de nos dernières venues à la clinique, nous passions par cette case là avant de regagner le cabinet de Doc pour la consultation. Une fois n'était pas coutume : bébé avait la pêche et son petit coeur se portait à merveille. C'était de toute évidence un réel soulagement compte tenu des difficultés rencontrées les jours précédents. En effet, les hypoglycémies commençaient à faire leur apparition. Le placenta arrivait à un stade où il commençait à fatiguer. L'insulinorésistance stagnait, pour ne pas dire s'amenuisait. La surveillance de bébé devenait alors cruciale, ce pour éviter toute souffrance foetale. C'est notamment la raison pour laquelle la secrétaire du gynéco m'avait gentiment conseillé, en me téléphonant deux jours auparavant, d'emmener ma valise et celle de mini-nous ce jour là. Il y avait de grandes chances que je prenne possession de mes appartements après avoir vu Doc en consultation...
Et effectivement, la consultation déboucha sur un "Bon, je vous garde" !!!..... Mais rapidement remis en cause par un "Comment ça? Il n'y a plus de chambre de libre???" lancé à la secrétaire ! Et oui, comment repartir avec ses valises sous le bras... A croire qu'il y avait eu une pleine lune quelques jours auparavant. Qu'à cela ne tienne, Doc me réserva une suite (au moins tout ça...) pour le lendemain. Et cette fois ci, hors de question que je rebrousse chemin.
Nous reprenions donc le chemin de la maison, partagés entre la frustration (là, on contrecarrait nos plans) et la joie (de ne pas rester seule dans ma petite chambre d'hosto...).
Pour gagner du temps, Christophe me déposa chez mes parents pour pouvoir regagner le boulot plus vite, à charge pour ma mère de me ramener chez moi un peu plus tard. Mais n'ayant pas mes clefs sur moi (bien, oui, je n'étais pas censée revenir !!!), je passais la soirée chez mes parents, attendant que mon homme revienne me chercher après le foot. Cette fin de journée fut assez longue et riche en émotion : et oui, une fausse alerte pouvant en cacher une autre, les contractions pointaient gentiment le bout de leur nez, de façon assez régulière et soutenue... Je commençais à croire que bébé pouvait avoir décidé de venir seule.....pour mon plus grand bonheur... Mais je savais aussi que pour un 1er, les choses pouvaient durer alors tant que la situation n'était pas critique, rien ne servait de s'affoler et mieux valait patienter... Ce que je fis. D'abord quelques courses pour s'occuper l'esprit, puis un petit diner en famille en tirant des plans sur la comète, à savoir quelle serait la fameuse date !
Ma moitié vint me récupérer pour aller passer notre toute dernière nuit à deux.
Les contractions étaient toujours présentes. La nuit promettait d'être longue... Je me couchais en me disant qu'il était possible que nous n'attendions pas la fin de celle ci pour retourner à la clinque...


En attendant, tout était prêt, bébé pouvait venir !
Et moi, j'étais....ronde :)
Et j'en profitais car ça n'allait plus durer...
Par Emilie - Publié dans : L'histoire de son histoire
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Mercredi 3 décembre 2008 3 03 12 2008 22:43
Il y a un an, 35 sa+2

Il y a an, ce fut le rendez vous de la dernière écho. La dernière fois où nous allions voir notre crevette sur un moniteur avant de pouvoir la rencontrer "en vrai", découvrir son visage !...
Nous étions revenus très régulièrement pour des examens de routine sur les 15 jours qui venaient de s'écouler. Mais celui ci était d'autant plus intéressant : il devait nous donner une idée sur la façon d'envisager la suite des choses.
Malgré un équilibre glycémique reconnu comme relativement bon par le médecin, notre mini nous était évalué comme étant au 95ème percentile, soit d'un poids de 3kg (à juste 35 sa....). L'écho doppler montrait quant à elle que la santé cardiaque de bébé était bonne.


Le gynéco nous convia donc à un ultime rendez vous le 11 décembre afin, d'une part, de rencontrer l'anesthésiste, puis, d'autre part, de procéder à un dernier examen (monito + gynéco) avec l'éventualité de me garder hospitalisée pour une surveillance accrue.

Je ne le savais pas encore à ce moment là mais les jours qui allaient suivre allaient être plutôt difficiles, dans le sens où j'arrivais à un stade de la grossesse où, DID faisant, le placenta commençait à vieillir prématurément et donc, l'insulinorésistance s'amenuisait doucement. Autrement dit, j'allais faire face à de violentes hypoglycémies qu'on pouvait raisonnablement croire dangereuses pour bébé.... Même si je n'étais pas au bout de ma grossesse, il était temps d'en voir la fin. Tout du moins pour bébé et sa santé... Car pour ma part, j'aurais bien gardé mon tour de taille juqu'au bout !!!
A côté de ça, je commençais à être sujette à l'oedème (sans pour autant que cela soit problèmatique vu que ma tension était loin d'être élevée) et nous n'avions toujours pas arrêté de prénom....

Il y a un an, J-15....
Par Emilie - Publié dans : L'histoire de son histoire
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Jeudi 27 novembre 2008 4 27 11 2008 21:57
Il y a un an, 34sa+3...

Il y a un an, j'allais rencontrer mon diabéto pour la dernière fois en état de grossesse. Ce dernier rdv avant délivrance donnait lieu à une dernière mise au point... En effet, l'insulinorésistance battait toujours son plein. Et même si ça n'allait plus durer encore très longtemps, il était encore nécessaire d'augmenter les doses : une journée type en novembre 2007 recouvrait 85.10 unités (35.10 en basal, 50 en bolus) !!! Contre 76.7 en octobre...
Nous triturions une fois encore pour affiner les dosages du moment.
A ma grande surprise, nous n'avons pas évoquer les modalités d'accouchement niveau suivi du diabète. Doc me rassura en me disant qu'il serait dispo via téléphone ou mail (comme d'habitude) en cas de questionnement, le protocole précis insulinique durant l'accouchement devant être dicté pour le plus souvent par l'anesthésiste (je ne vois pas trop pourquoi mais, après tout, je ne suis pas médecin, ils doivent avoir une bonne raison pour réfléchir comme ça...)...
L'entrevue se termina, un peu comme la fin d'une aventure, sachant que si tout se passait bien, le rendez vous suivant se ferait avec bébé parmi nous ! Oui, tout se précisait....

Côté bidon, c'était.......rond !!! Preuve en est (le 23 novembre 2007, le jour de l'anniversaire de ma propre maman:-)) :


Aujourd'hui, petite Charlotte pousse comme un champignon... Sa 1ère bougie se rapproche ! Et faire ce blog rappelle tous les souvenirs, tous les sentiments et sensations ressentis à l'approche de son arrivée, ce qui est d'autant plus génial. Ce qui nous donne d'autant plus l'envie de fêter cet évenement ! 
Par Emilie - Publié dans : L'histoire de son histoire
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Mercredi 19 novembre 2008 3 19 11 2008 23:21
Il y a un an, 33 sa+2.

Il y a un an, surtout, j'enchainais les rdv ! La sage femme venait 2 fois par semaine depuis le dernier rdv gynéco et je retournais voir mon ami le doc.
J'ai eu beaucoup de chance car, déménagement dans un autre département oblige, Cécile, la sage femme qui me suivait initialement, ne devait théoriquement pas dépasser le département de son ressort. Après quelques démarches de sa part, elle a obtenu dérogation et a pu continuer à venir faire les monitos dans notre nouveau fief. Et c'était tant mieux ! Chaque monito donnait lieu à un moment très agréable. Tout d'abord parce que j'entendais mon petit coeur, mais aussi parce que nous discutions beaucoup, de choses et d'autres. C'est d'autant plus facile lorsqu'on tombe qur quelqu'un de sympatique et de compétent, ce qui était le cas.
Chaque tracé montrait que non seulement bébé allait bien, mais aussi qu'elle avait une sacré pêche ! Chaque monito donnait lieu à des séances de looping et de "cours moi derrière avec ton capteur" !!! A croire que mademoiselle s'en amusait... Et m'amusait pas mal par la même occasion.
Doc prit connaissance de tous les monitos et me confirma que tout allait bien. L'examen montrait que je n'étais pas censée accoucher dans la demi-heure, que les glycémies ne capotaient pas trop, donc que tout était okay.
Rendez vous était pris 1 semaine plus tard pour refaire le point avec, d'ici là, deux monitos en perspective. Tout s'accélèrait...
Un emploi du temps de ministre, je vous dis !!! Mais pour la plus belle des causes ! ...

Aujourd'hui, Charlotte a 11 mois passés ! Bientôt sa 1ère bougie !... Espérons que d'ici là, sa santé soit meilleure... Et oui, vie en collectivité + dents + sale temps, donne pour équation une petite choupette tout le temps malade ! Entre rhino et trachéite, on ne s'en sort pas ! Mais bon, avouons surtout qu'elle ne perd pas le sourire pour autant et, ça, ça fait oublier les nuits saccadées !...
Par Emilie - Publié dans : L'histoire de son histoire
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Mercredi 5 novembre 2008 3 05 11 2008 22:44
Il y a un an, 31 sa.

Il y a un an, nous retournions une fois de plus chez mon ami le gynéco. A cette période, mon bidon commençait à peser son poids. Il faut dire que j'entrais gentiment dans l'ère du 3ème trimestre, ce qui n'est pas rien au fond... La fin approchait doucement et les problèmes liés au DID se modifiaient. En effet, s'ils se traduisaient en terme de risques de fausse couche, ou de malformations dans un premier temps, j'arrivais à un stade où le foetus était plutôt surveillé - entre autres - pour son poids et la vitesse de son évolution. En effet, le déséquilibre glycémique peut engendrer sur la fin d'une grossesse une prise importante de poids pour le bébé, ce qui se traduit par le terme de "macrosomie" pouvant donner lieu à des souffrances foetales, voire à une fin tragique dans le pire des cas.
La pression était donc toujours présente d'autant que mes besoins en insuline variaient beaucoup.
Cette consultation était très attendue car elle allait nous rassurer sur la santé de notre crevette après ce sacré épisode de kt démis. Même si les docs avaient été rassurants sur le peu de répercussion que cela avait du avoir, je voulais le voir par moi même (ce, même si mon oeil profane ne m'en dirait pas plus que ça, finalement...). Doc allait aussi nous rassurer sur les conséquences de l'hypotension sur le foetus, mal auquel j'étais sujette depuis quelques jours....."Mieux vaut de l'hypotension que de l'hyper ! Au moins, bébé n'en souffre pas !!!" Ouf... Au moins un point positif !
A l'image, notre belette se portait bien ! Trop bien d'ailleurs. Si à 26 sa, elle était évaluée au 75è percentile, mademoiselle était passée au 95è !!! Le doc commença à lire l'inquiètude sur nos visages. Il essaya de relativiser au maximum : mes glycémies n'étaient pas catastrophiques, bien au contraire selon lui, j'avais les bonnes réactions en cas de problème... Il nous fit remarquer que, d'un part, bébé était toujours dans les courbes. Dans le haut - haut, mais DEDANS ! D'autre part, beaucoup de femmes non DID font de très beaux bébés aussi ! Alors, "on redouble de vigilence, on surveille, mais on relativise et on NE PANIQUE PAS !" Okay, on ne panique pas, on ne panique pas....
Mesures étaient donc prises pour surveiller au mieux. J'étais chargée d'optimiser au mieux l'équilibre en collaboration avec le diabéto (comme d'hab, quoi !... ) tandis qu'on intensifiait les monitos à domicile ainsi que la fréquence des rdv gynéco : la sage femme était donc conviée 2 fois par semaine pour écouter bébé et les entrevues avec gygy allaient se dérouler dorénavant tous les 15 jours !
Nous étions surtout prévenus qu'en cas de souci ou de doute, plus les jours avançaient, plus la question du déclenchement allait se poser. L'idéal était d'attendre les 37 sa, le plus sage était de réagir à la moindre alerte.
Tout commençait donc à se précipiter, à devenir palpable... Même si notre petite était très "présente" déjà dans nos vies, tout ceci prenait rapidement une dimension différente : elle serait bientôt parmi nous... Et peut-être plus vite que prévu...
Par Emilie - Publié dans : L'histoire de son histoire
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Jeudi 30 octobre 2008 4 30 10 2008 22:11

Il y a un an, 30 SA+2.

Il y a un an, je retournais chez l'endocrinologue pour la visite mensuelle. Mes besoins avaient encore augmentés et ces imbéciles changeaient plus que régulièrement ! Une journée type en octobre sous entendait 76.7 unités d'insuline, 33.70 en basal et 43 en bolus (dont 18 pour couvrir le dîner !!!) ! Mais ce qui semblait bon pendant 2 ou 3 jours ne l'était plus les jours suivants... Je me suis rarement sentie aussi déstabilisée durant ma vie de diabétique. Surement parce que je n'avais jamais vécu un tel chamboulement glycémique avant ma grossesse. Indéniablement parce que je n'étais pas la seule à en subir les répercussions. Même si mes hbA1c (les fameuses...) restaient idylliques en tournant autour de 5.9%, celles-ci ne reflétaient pas à mon sens l'équilibre quotidien qu'elles présupposaient. Même s'il fallait être réactive, et c'est en cela que la pompe fut vraiment ma meilleure amie dans cette aventure, cela demandait énormément d'attention et de vigilance. Cependant, tout humain peut faillir et c'est ce qui m'est arrivé suite à un accident de cathéter... Il arrive parfois qu'un cathéter se coude, s'installe mal ou encore, par le frottement d'habit ou un geste un peu brusque, se déloge et ne remplisse plus sa fonction, déservir l'insuline sans encombre. Après un souci du genre et un bolus repas (du midi) pas passé, j'ai vécu une après midi en hyper avec acétone. Heureusement que durant toute ma grossesse j'ai "sur" multiplié le nombre de test, ce qui m'a permis de pouvoir réagir, tout d'abord, en bolusant, puis en changeant cathéter et insuline très rapidement ! Comment passer quelques heures en enfer... Je passe sur le stress et la culpabilité engendrés (sinon, l'article n'est pas fini...)... Les docs m'ont rassurée (par tél et mail) car j'avais eu la bonne attitude. Et que, malheureusement, ça peut arriver. Oui, malheureusement.

Il y a un an, nous nous préparions aussi à.......déménager !!! Et oui, après l'achat, puis les travaux d'arrache pied (enfin, surtout ceux de Christophe...;)), il était temps d'investir les lieux. Alors autant dire que compte tenu de mon tour de taille, sans parler de ma tension qui me jouait de sacrés tours à cette période, j'allais être dans les jours qui suivraient beaucoup plus spectatrice qu'autre chose ! Et des fois, c'est bien !!! :)

Aujourd'hui, bien, c'est un bilan un peu mitigé... La reprise du boulot n'est pas facile (je ne m'attendais pas à autre chose). Le rythme est dur et les conditions de travail ne sont pas les mieux qui soient. Sans compter que, définitivement, cette boite et ce boulot ne me convienne pas, les journées avec ma belette sont plus que courtes.... En fait, la nounou en profite plus que moi et, parfois, cette idée m'est désagréable. Mais bon, c'est comme ça, en attendant, Charlotte, elle, s'éclate ! Elle a sa copine là bas et s'entend à merveille avec sa nourrice ! Alors, bon, ça rassure au fond, c'est le principal !

Par Emilie - Publié dans : L'histoire de son histoire
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Mercredi 8 octobre 2008 3 08 10 2008 17:14
Il y a un an, 27 SA+1.

Il y a un an, premier rdv était pris pour le tout premier monitoring de notre crevette !
Après avoir recherché auprès de qui j'allais pouvoir m'adresser pour la réalisation de ce suivi à domicile, et surtout après le constat que peu de sages femmes libérales exerçaient dans le coin, le secrétariat de mon gynéco me conseilla de contacter le Conseil Général, et plus particulièrement la PMI.
Mon 1er monito, ainsi que la majorité des suivants, a été réalisé par Cécile F., sage femme de la PMI. Je suis contente d'être tombée sur elle car elle fut vraiment sympathique, toujours de bon conseil, et surtout c'est une personne intelligente qui a bien compris qu'elle ne pouvait pas faire grand chose pour l'équilibre de mon diabète et que je gérais toute seule, pour le mieux.
Après les divers branchements, nous voilà parties à écouter le coeur de notre petit amour, ce pour 20 minutes environ, de sorte à avoir un tracé lisible et sans équivoque. En attendant, nous avons réalisé le dossier administratif et, surtout, il a fallu courrir un peu après bébé ! Et oui, la crevette avait la pêche alors il fallait faire suivre le capteur ! Surtout, mademoiselle avait le hoquet ! Cela m'a fait beaucoup sourire, sans trop m'étonner au fond car très tôt, j'avais déjà senti qu'elle hoquetait souvent (dès le début de 2nd trimestre). Cécile confirmait donc ce que je ressentais.
Entre le hoquet et les courses poursuites, nous avons tout de même réussi à obtenir un tracé démontrant que bébé allait bien. C'était au fond le principal :)

Aujourd'hui, ma petite crevette approche de ses 10 mois. Elle crapahute à quatre pattes partout dans la maison, c'est vraiment rigolo ! Elle parait toute minuscule dans notre grand pièce à vivre et, pourtant, elle n'a pas de mal à arpenter la pièce dans tous les sens ! Ca fait beaucoup de kilomètres et donc de bonnes nuits en perspective !!!

La prochaine perspective pour elle, pour nous, c'est la rentrée chez la nounou vendredi matin, reprise du boulot oblige ! Elle y a déjà été plusieurs fois et tout se passe bien. C'est tant mieux car c'est déjà difficile de l'abandonner comme ça pour qu'en plus, ça ne se passe pas bien pour elle ! Allez, hauts les coeurs ! Tout va bien se passer ! Je vais aller dormir un peu histoire d'oublier....lol

NB : une pensée très particulière pour notre Mimie aujourd'hui.


Par Emilie - Publié dans : L'histoire de son histoire
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